jeudi 30 juin 2016

Bouquet d'impressions finales

 

Comme toujours au retour de voyage, la masse de nos nouvelles ignorances excède de beaucoup celle des découvertes que nous avons faites.
J'ignore toujours (presque) tout de l'histoire millénaire de la République de Venise, dont les vestiges bien réels se sont offerts à nos yeux....
Contrairement à nos craintes irrationnelles d'avant le départ... nous n'avions pas déjà 'tout vu à la téloche'... et la 'pression touristique' a été moins forte que nous l'imaginions...


La puissance des Doges
J'ai été très impressionné par le sentiment de puissance qui se dégage du complexe: Palais des Doges / Basilique St Marc. Certes, d'autres lieux sont aussi les témoins de lieux de pouvoir et de magnificence  aujourd'hui délaissés. Versailles en est l'archétype.


Ce sentiment particulier que j'ai éprouvé à Venise participe:
  • de mon étonnement de découvrir ce pan de l'histoire européenne que je connais fort mal
  • du caractère 'ramassé' des lieux sur à peine quelques hectares
  • de la proximité des lieux de tous les pouvoirs: exécutif, législatif, judiciaire, pénitentiaire
  • de la prise de conscience de la longévité incroyable du 'règne' des Doges
  • de la concentration de richesses et de chefs-d'œuvre - symboles de ce pouvoir qui ont résisté à l'usure du temps
La puissance du sentiment religieux.
Nous avons en neuf jours visité cinq ou six musées et une vingtaine d'églises.
Le nombre d'œuvres inspirées par la piété est absolument fabuleux.
Nous avons dû voir des centaines de Madones à l'Enfants, de Nativités, de martyres de Saint Sébastien, de Jugements Derniers, d'arbres de Jessé, de pluies de manne, etc... une sainte overdose !
Une telle concentration se comprend dans les musées 'internationaux' qui dans leurs rêts écument des œuvres dispersées sur un large territoire.
C'est la concentration fabuleuse d'œuvres d'art conçues et fabriquées sur place, en un espace aussi réduit, qui est difficile à comprendre à Venise.
Venise, à son pic de population, 'avait-elle besoin' d'un aussi grand nombre de paroisses, d'églises, pour parvenir à l'édification et au maintien de la Foi des croyants ?
Sans doute, déjà, la possession de telles œuvres d'art, au sein d'une église, d'un palais était-elle une marque de puissance... et en justifiait la thésaurisation par de petits roitelets de quartier.. ?!
Pourtant la contemplation de certaines toiles (madones de G. Bellini par exemple) permet d'exclure tout calcul de la sorte.


Il en sourd une telle ferveur, une telle intimité, un tel amour finalement... qu'il est interdit de penser que l'artiste se contentait... d'exécuter une commande alimentaire !
Passer 25 ans de sa vie pour décorer un plafond de scènes bibliques - comme Fumiani à San Pantalon - on est loin des exigences de compétitivité: c'est encore l'époque où on dessinait le veau d'or, sans nécessairement l'adorer !
Mention spéciale aussi aux reliquaires en tout genre et particulièrement morbides. Combien 'd'ossements de poulets' n'avons-nous pas comptés dans des reliquaires en métal et pierres précieuses ayant délicatement la forme d'un tibia, ou d'un cubitus - selon la provenance de l'os sacré ?!


Que dire aussi de ces têtes de cire en bocaux de verre - entrevues dans la sacristie du Saint Rédempteur - véritable musée Grévin de capucins 'décapités' ?



Les lieux de 'culte touristique'
Ce n'est pas le sentiment religieux qui pousse les touristes dans les églises de Venise.
Nous avons même constaté que - fort logiquement - les églises sont fermées le dimanche (aux visiteurs), réservées qu'elles sont aux fidèles désirant se recueillir.
Plus que le sujet - biblique, profane, allégorique - c'est sans doute la facture qui attire les foules, la contemplation de la performance artistique, l'aboutissement d'une technique, les dimensions hors norme d'une œuvre, la reconnaissance d'un coup de main', d'une 'patte'... et finalement le sentiment esthétique et de beauté, après lesquels court la masse - où à tout la  moins, la masse de ceux qui possèdent les codes de ces formes d'art...

Le patrimoine
Faute de sentiment religieux, on a les lieux de 'culte touristique'... j'aurais plutôt dû écrire 'lieux de culte patrimonial'.
Le patrimoine est à notre époque l'objet d'une incroyable vénération. Quand le moindre centimètre carré de notre terre sera déclaré comme appartenant au 'Patrimoine Mondial de l'Humanité' (ce qui est rigoureusement vrai de tout centimètre carré de notre terre), alors la vie s'arrêtera dans la contemplation nostalgique d'un passé révolu et figé.
Construisons-nous donc une Terre2, pour abriter nos vieilles lunes, nos devoirs de mémoire, nos repentances millénaires, et vivons le temps présent dans un monde libéré de musées et d'appareils de photos !!

Les people de la peinture vénitienne
Lorsque le sentiment religieux s'estompe, et que - comme nous l'avons vu - le seul objet de vénération devient le patrimoine, le panthéon des Dieux est remplacé par le Panthéon des artistes
A l'applaudimètre des artistes de Venise, nous avons bien sûr: Véronèse (je retiens l'enlèvement d'Europe au Palais des Doges et l'iconoclaste Repas chez Lévi de l'Accadémia), le Tintoret (ah, le Jugement Dernier de la Salle du Conseil des Doges !), les frères Bellini et surtout Giovanni (chefs d'œuvre absolus !), le Titien, et Carpaccio - l'auteur du cycle de Ste Ursule, etc... etc... Palma le Jeune, et Herri met de Bles (il Civetta) qui peignait à la manière de Jérôme Bosch... Canaletto, et Fumiani du plafond se Saint Pantalon et tant d'autres encore!!
Je crains que le Panthéon des Artistes - en cette période d'Euro2016 - ne soit supplanté par le Panthéon des Dieux... du stade. Les écrans LCD des 'fan zones' ne sont que la version verticale des caissons de plafond des églises des siècles passés !... A moins inversement, que les caissons de plafonds ne fussent les images Panini de l'époque !!

Le naufrage ?
Afficher l'image d'origineNous avons eu un avant-goût d'Acqua Alta, avec une cote 105, un soir de grande marée...
Attraction touristique... encore buvable.
Mais pour les autochtones cela pose déjà problème et les cafés de la place St Marc situés en face du Florian, peuvent dire adieu à leur recette.
Les magasins de luxe sous les arcades doivent également se protéger.
Un système de digues est en construction à l'échelle de la lagune et sera bientôt mis en service.
Reste à espérer que l'écosystème ne secrète pas 'l'antidote' à cette protection et ne parvienne à la 'contourner'.

...et si ça se gâte ? Venise2 comme  Lascaux2 ? Venise ,"Chauvet des eaux" ?
Bien sûr, si le niveau des océans venait à monter dangereusement, il serait difficile de trouver une parade...
Il faudrait alors envisager une solution de type Lascaux2 ou Chauvet2: on refait tout à l'identique quelque part ailleurs.


On pourrait gagner sur les deux tableaux: visite de Venise2 le matin, et visite en sous-marin de la Venise engloutie l'après-midi... Une manne, vous dis-je !!

Venise / Pérouges, même combat ??
Pérouges est un de ces 'plus beaux villages de France' - au Nord de Lyon - qui collectionnent les labels et attirent les touristes. C'est pour moi l'archétype du 'village has-been', du village fantôme, figé dans ses vieilles pierres classées, où les restaus à touristes et les galeries d'art miteuses ont depuis longtemps éradiqué toute forme de 'vraie' vie... Il flotte à Pérouges une ambiance d'Oradour-sur-Glane: on est figé dans sa mémoire...
A Venise aussi, les touristes éradiquent lentement et sûrement les autochtones - qui se cantonnent paraît-il dans le quartier du Canareggio. Pourtant la comparaison s'arrête là, car l'activité touristique internationale semble pouvoir offrir une alternative crédible au maintien d'une 'vraie' vie sur les lieux mêmes. Certes, les libraires, les fabricants de masques, de gondoles et artisans de toute sorte cèdent aussi la place aux hordes en déplacement organisé. S'ils revenaient, les Doges verraient d'un drôle d'œil les symboles de leur puissance donnés en pâture au plus grand nombre. Pourtant, la variété des services à offrir aux foules (restauration, hôtellerie, etc...) paraît pouvoir irriguer toute la ville et ses structures - autour des lieux de 'culte touristique' si nombreux à Venise, et parvenir à une symbiose propice au maintien de cet écrin !
Même si les activités sont tournées vers le recueil de la manne... touristique... on n'imagine pas le cœur de ville se vider...
Rien à voir donc entre Venise et Pérouges ! Il fallait s'y attendre... (Mais là, je règle des comptes...)

Les porte-conteneurs du silver-tourisme de masse
On a de la peine à s'imaginer que le passage des énormes bateaux de croisière dans le canal de la Giudecca soit sans dommage pour Venise tout entière.
L'appât à court terme du gain de ce pan florissant de la silver economy fait passer au second plan les préoccupations écologiques !
Ces mastodontes pourraient d'ailleurs se contenter de mouiller au Terminal Maritime, sans nécessairement vouloir offrir à leurs séniors de passagers le frisson d'une vue imprenable sur le campanile et la place Saint Marc.
Le Moulin Stucky - sur la Giudecca - qui est passé de la minoterie à l'hôtellerie de luxe (c'est le Hilton)

 - a été jadis construit par le même architecte que celui du quartier des entrepôts à Hambourg, et cette  similitude dans le sens Nord-Sud avec la 'Venise du Nord' est frappante !


Nous avons pu entrevoir à Hambourg combien le commerce, qui consistait alors à transporter en vrac, et à faire la répartition et le 'packaging' dans les entrepôts portuaires avant expédition, était alors la règle. Puis les conteneurs sont venus rationnaliser tout ça: les porte-conteneurs transportent désormais les denrées dûment triées par nature et destinations... et les entrepôts sont abandonnés... aux bobos qui les aménagent !

Ce que nous avons vu à Hambourg avec les denrées est immédiatement transposable à Venise pour les touristes (séniors ou pas d'ailleurs): les gros navires de croisière sont des conteneurs à touristes. Plus besoin de faire de détail: pas même besoin de descendre du bateau: le conteneur circule dans le canal de la Giudecca et ses occupants en un clin d'œil embrassent Venise, son histoire, ses églises, ses palais et leurs richesses, et assimilent instantanément leur contenu comme autant de cartes magnétiques lors d'un paiement sans contact ! Efficace et sans effort !


 On n'arrête pas le progrès... Quand je pense que nous avons fait 10km et gravi des centaines de marches par jour... Puissions-nous en rester capables longtemps: le silver-container nous guette !!

Le tourisme narcissique; la perche à selfishness !
Depuis les débats enflammés que nous avions dans les années 70 au club photo de l'usine, sur le bien-fondé de l'acte photographique, qui vous distancie nécessairement du réel... je n'ai jamais tranché.
Je photographie comme un malade (2500 photos à Venise; 90000 photos triées dans mon 'cloud'), tout en jurant mes grands dieux que je sais me distancer... de cette technique de distanciation !!!
Je déteste les gens qui photographient au musée, mais - quand c'est autorisé - il m'arrive de le faire discrètement (avec mon smartphone).
Je me refuse pourtant encore à me (ou nous) photographier DEVANT les œuvres d'art, comme les bôfs russes le font si volontiers !

La perche à selfie - dont j'ai déjà parlé dans ce blog - n'est qu'un avatar de plus du narcissisme ambiant, mais participe - comme je l'ai dit aussi  du même narcissisme et de la même vanité que celui d'écrire un blog...
Vivement l'avènement de ces 'drones gardiens' - qui enregistreront en continu le spectacle de chacune de nos vies... enfin stockables éternellement (?) dans les mémoires numériques du Patrimoine Mondial de l'Humanité... Une Vie2 en somme, inaltérable celle-là !

Une hiérarchie Florence / Rome / Venise ?
Si nous devions - même si cela n'a évidemment aucun sens - établir une hiérarchie entre les trois villes italiennes que nous connaissons, Annie et moi serions d'accord pour placer Florence sur la plus basse marche.
En dépit des invraisemblables trésors florentins, l'architecture de la ville nous a moins 'convaincus'; je ne digère toujours pas les embossages 'à la teutone' de nombre de bâtiments du centre-ville.
A Rome l'irruption aussi flagrante de la période antique dans les décors plus récents, est absolument unique. L'art religieux - est-ce la proximité du Vatican - semble davantage servir la puissance papale que la sincérité du sentiment religieux - plus palpable à Venise...
Eminemment discutable, j'en conviens...


Napoléon et Venise
Nous avons été surpris de découvrir le rôle de Napoléon, dans la chute définitive de la République de Venise, mais aussi dans le 'détournement' d'œuvres d'art - comme les chevaux de la basilique Saint Marc. Certaines de ces œuvres n'ont pas été restituées... ou sous forme de copies seulement...

La musique et la Fenice
Ras-le-bol de Verdi, de ses Traviatas, de ses Glorias, de ses Trouvères, de ses Aïdas, de ses 'esclaves'.
Ras-le bol aussi de son Requiem, mais ça je l'écris en petit, car je n'en n'ai pas le droit... puisqu'il est inscrit au programme 2017 de notre chorale !!
Et je n'aurais pas dit ça bien sûr à Venise, puisque Verdi était un habitué de la Fenice.
Ce Phénix de la Musique - deux fois re-né des cendres incendiaires était un MUST.
Sa visite nous a un peu déçus. La salle est certes belle mais sans plus et vaut plus par les souvenirs qui s'y rattachent que par son architecture, même si la dernière version - avec fosse à hauteur de plancher réglable - est fort intéressante.
Nous n'avons vu au programme... que du Verdi... ce qui ne nous a pas motivés outre mesure - même si nous aimons bien le chanter de temps en temps.

Selon notre chef de chœur, l'intérêt d'assister à un spectacle à la Fenice n'est pas dans la salle ou dans l'œuvre elle-même, mais plutôt dans la découverte du rapport qu'entretiennent les italiens avec l'opéra, cette incomparable ferveur... On peut sentir à la Fenice la popularité dont jouit l'opéra en Italie.
J'avoue que nous sommes complètement passés à côté de cet aspect des choses...

Une ville adaptée aux transports en commun
Quand on sait le débat que suscite dans de nombreuses villes les politiques de priorité des transports publics sur les moyens individuels, il est rafraîchissant de constater que Venise - nécessité faisant loi - s'est construite sur pilotis et sur la quasi exclusivité des transports en commun - les vaporetti assumant la quasi intégralité du trafic urbain.
Cela est donc possible et marche apparemment très bien !!
Comment les riverains et autochtones gèrent-ils les contraintes de cet état de fait ?
Certains pourront faire remarquer que ces difficultés au quotidien sont précisément à l'origine de l'inexorable exode des autochtones hors de la lagune, et que la difficulté des transports porte à porte est au moins une des causes de ce mouvement.

La logistique... à sous-traiter aux robots ?
Venise: quel décor !! Mais l'envers du décor doit être à la hauteur aussi ! On a peine à imaginer comment toute cette activité peut être alimentée par voie d'eau, comment les fournitures nécessaires aux familles vénitiennes peuvent leur être livrées.
On voit bien que tout se fait à dos d'homme pour ainsi dire, avec des chariots surchargés auxquels ils faut faire gravir puis redescendre les marches des ponts !!

Qu'il s'agisse des poubelles, de l'alimentation des restaurants tout passe... par ce canal !
Je voudrais conseiller aux édiles vénitiens les robots porteurs de charge que Hanson Dynamics met au point pour l'armée américaine.


Porter des charges lourdes, en montant ou descendant des escaliers: le domaine d'application rêvé pour ces forçats cybernétiques !! Pour conférer à leur flotte un aspect couleur locale et une symbolique, on pourrait leur donner l'aspect extérieur du Lion de Venise. Ca aurait de la classe, n'est-il pas ??
Les difficultés logistiques sont paraît-il à l'origine de certaines négligences des particuliers dans l'entretien de leur logement, tant le travail à réaliser est complexe... et coûteux !

Cartographie vénitienne: le grand flou !!
Il est impressionnant de voir des gravures représentant le Venise d'il y a cinq siècles; on croirait presque que rien n'a changé tellement la représentation de la ville est semblable à celle qu'on a devant les yeux aujourd'hui !
On peut même voir au Palais des Doges  une vue 'aérienne' de Venise datant de 1500. A une époque où Montgolfier n'était même pas né, il est ahurissant de voir avec quelle maîtrise le cartographe de génie Jacopo de Barbari avait su 'anticiper' la perspective d'Icare !!


Tant de talents il y a six siècles, et pourtant... à l'âge du GPS, on n'est pas foutu d'avoir un plan détaillé des moindres recoins de Venise.
Ce n'est pas  vous qui prenez les rues; à Venise, ce sont les rues qui vous prennent...
Pas question de se prévaloir d'un degré de certitude absolue: les meilleurs plans indiquent quelques rues principales, mais vous cèlent le passage souterrain grâce auquel vous allez contourner tel obstacle, ou telle impasse menant droit à un 'canaletto' quelconque.
Heureusement nous avons bénéficié de l'expérience vénitienne d'une amie qui nous a conseillé le Cartoville de Gallimard - le plus précis et le plus pratique que nous ayons rencontré lors de ces neuf jours à Venise, et que nous ne pouvons que recommander à notre tour !

La bouffe: bof...
Même si nous avons fait des expériences assez agréables en ce domaine (foie de veau à la vénitienne, seiches à l'encre noire,...) nous restons un peu sur notre faim... et avons plusieurs fois cherché les palourdes sous les spaghettis.. pour un rapport qualité/prix assez moyen.
Seul le Spritz nous a convaincus (voir article dans le blog), bien que l'appréciation positive de ce type de spécialités soit difficilement 'délocalisable'. Annie a trouvé à Carrefour une bouteille de ce cocktail tout fait: suffira-t-il de siroter et de fermer les yeux pour se trouver transporté sur la lagune ?



5 commentaires:

  1. Le cocktail tout fait , c'est-y pas APEROL???si oui , il faut y rajouter du Prosecco et de l'eau gazeuse....+ une tranche d'orange!

    et nous , on aime Verdi et , à la FENICE , on a vu Rigoletto na,na,na....!

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    1. En fait non, cela se revendique Spritz tout fait... mais ce n'est pas très bon... et loin de l'original. J'avais vu une recette à base d'Apérol, et un comme nous en avons vu dans un magasin italien à Mâcon, nous ferons un nouvel essai....

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  2. ceci dit, quel agitateur de méninges tu fais...!!
    Herri met de Bles...???connais pas....quand je te disais que VENISE est inépuisable....allez , hop , on y retourne dès la fin de l'été , tiens !! a la revoyure les amis!!

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  3. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  4. On n'arrête pas le progrès...
    Voilà le genre d'expression que je n'aime pas entendre. Toute avancée technique, toute nouveauté, toute modernité est-elle un progrès ? Tu sais bien que non.
    Il faut maîriser la flèche du temps.

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